Centre Culturel

Fondé en 1505 par Jean de Sainte-Maure, seigneur de Jonzac le cloître des Carmes fut construit, selon la légende, sur les vestiges d’une ancienne chapelle dédiée à Saint Nicolas. Du XVIe siècle, il ne subsiste que le mur nord et le chevet de l’église dont les contreforts sont surmontés de petites sculptures gothiques (petits animaux fantastiques et petites têtes humaines surnommées « les curieux » parce qu’ils se penchent pour regarder le spectacle de la rue… A voir de la rue Ruibet-Gatineau).
Détruite lors des guerres de religion, l’église à une seule nef à chapelles latérales, fut reconstruite vers 1637. La date de l’achèvement des travaux est gravée de part et d’autre des contreforts de la façade. Le cloître occupé par des moines de l’ordre des Carmes (4 à 5 au maximum) fut également reconstruit au milieu du XVIIe siècle. Tout autour du déambulatoire les bâtiments de la vie quotidienne s’organisaient : communs, cuisine, réfectoires, cellules et bibliothèque…

Cet édifice religieux fut vendu comme Bien national à la Révolution. Les services de la Justice s’installèrent dans l’église et une partie des bâtiments (déambulatoire non dégagé), tandis que le cloître fut transformé en prison jusqu’en 1947. (voir graffiti des détenus sous les arcades.)

Restauré par des artisans locaux entre 1976 et 1978, le cloître est aujourd’hui un centre culturel qui abrite un musée d’archéologie locale (ouvert en juillet et août), des galeries d’expositions et une salle de conférences où s’organisent, chaque été, les conférences de l’Université francophone d’été, Saintonge-Québec.

 

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