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Exposition "Colette Enard, oeuvres réalistes et surréalistes"

affiche expo jonzacDu 25 mars au 5 avril et du 16 avril au 2 mai au Cloître des Carmes

Colette Enard, née en 1918, fut d'abord peintre, reconnue en France et à l'étranger. André Breton, pape du surréalisme, lui adresse alors des critiques flatteuses mais elle pose ses pinceaux en 1964 pour se consacrer à la tapisserie à l'aiguille, réalisant de véritables œuvres d'art expression d'un métier rare où chaque chiffre correspond à un numéro de laine.
Le prêt exceptionnel d'œuvres du Musée du Patrimoine du Pays Royannais et de collections particulières présenté aux carmes de Jonzac permet d'approcher de nouveau une artiste singulière, inclassable aux créations d'une extraordinaire emprise.

 Exposition à découvrir tous les jours de 15h à 18h, samedi 1er et dimanche 2 avril 10h à 18h.

Entrée libre

Renseignements : 05 46 48 49 29

 

 

 

Colette ENARD, sa vie, son oeuvre...

Une enfance royannaise
Née à Saint-Thomas-de-Conac en 1918, Colette Enard vit à Royan avec sa famille de 1924 à 1932.

Les années de formation, les premières œuvres
Installée avec sa mère à Bordeaux, elle prend des cours de dessin au lycée et décide de devenir peintre. Elle étudie à l'Ecole des Beaux-arts de Bordeaux puis à Paris et peint dans quelques ateliers. De nombreux portraits classiques sont peints à cette époque : famille, amis, enfants de Saint-Dizant-du-Gua, modèles exotiques.

Les années noires
En 1950 elle décide de partir en Australie où elle pense pouvoir faire une carrière de portraitiste. Ce projet est incompris, elle sera internée en 1951. Les premières gouaches noires naissent à la clinique, enfermée dans sa nuit elle ne supporte plus les couleurs. Cette période douloureuse marque durablement le caractère et la peinture de Colette Enard.

Elle expose ses premières gouaches noires en 1954, rue de la République à Royan chez Nadu Marsaudon et découvre avec lui le Surréalisme, expression du fonctionnement réel de la pensée qui traduit les instincts, le rêve et la révolte hors de toute forme de convention logique, morale ou sociale.

Les années surréalistes
A sa sortie de l'hôpital, Colette Enard revient à la couleur. Ses peintures mêlent figures féminines, animaux hybrides et natures mortes. Une de ses œuvres entrera dans la célèbre collection d'André Breton auteur des Manifestes du Surréalisme.

Ses toiles sont régulièrement exposées au cours des années 1960. Elle fait partie du collectif Expo 5 qui réunit Cécile Midas, Nadu Marsaudon, Jean-Pierre Roux et André Tardy. Ensemble, ils présentent leurs œuvres au Festival d'Art Contemporain de Royan entre 1964 et 1968, puis en 1973 avec l'Association Pour une Maison de la Culture.

Colette Enard cesse de peindre en 1966 et se tourne alors vers la pratique de la tapisserie.

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